La complainte d’une Fleur.
Ouvrir son cœur est un acte difficile qui peut amener beaucoup de problème. C’est dans ce cœur que vous déposez vos poèmes, c’est dans ce cœur que vous pénétrez chaque jour ou vous franchissez le seuil de ce forum. J’ai mis mon cœur sur Internet, voulant que chaque personne qui le désire y dépose sa marque, y ancre son essence, y laisse un petit peu de lui-même.
Tout le monde peut venir se promener dans ses allées, ses détendre en ses jardins, flâner. Et lorsque quelqu’un abime ce cœur je ne le hais pas, je lui dit que cela est douloureux, qu’il doit en prendre soin. Quand ce quelqu’un s’y refuse je lui ferme ma porte durant quelque temps et si il aime réellement entrer dans ce cœur, il revient me voir et s’il s’engage a ne plus faire souffrir cet organe fragile je lui redonne les clés de ce cœur.
Ce cœur vit une histoire particulière et unique envers chaque personne qui désire s’y réfugier durant quelque temps.
Ce cœur se brise en cet instant, il commence a saigner d’avoir trop voulut donner. Trop de liberté/ trop de rigueur, aucun équilibre n’est juste. Que l’on ouvre trop son cœur ou qu’on veuille le refermer pour quelques instants seulement, cela revient au même. Dois je laisser quiconque le désire fait de ce cœur un chaos ? N’est il pas avant tout l’organe qui me fait vivre ? Si quelqu’un déciderait de me planter un couteau dans le cœur, ne l’empêcherais je pas ? Ne me défendrais je pas jusqu'à mon dernier souffle ? Une mère qui défends ses enfants peut aller très loin pour sauver ce qu’il y a de plus important dans sa vie, pourtant en protégeant mon cœur on me le reproche. Les lois du cœur doivent être autant respectées que les lois de la nature…
Mon cœur laisse aujourd’hui non pas une larme, mais une goutte de sang perler. Une goutte que nul pansement ne pourra sécher. Mais ce cœur est ce qui me fait vivre et s’il doit un jour être de nouveau blessé, je fermerais ses portes a tout jamais, gardant mon jardin secret hors de la vue de tous. Ce cœur sera sans doute noircit par une telle solitude mais il survivra, péniblement.
Pourquoi détruire un si bel endroit ou mes rêves s’envolaient, pourquoi haïr celle qui vous ouvre ce qu’elle a de plus cher dans ce monde. Bien des fois les mots d’horreur qui s’échappent de ce cœur sont des cris, des cris contant a quel point mes douleurs étaient fortes , a quel point je me battais pour oublier ces multiples cicatrices laissées au fil du temps par des êtres qui m’étaient chers. J’ai pensé qu’en ouvrant mon cœur au monde entier il pourrait oublier ses propres terreurs, mais il en arrive de nouvelles, de plus profondes, de plus douloureuses.
Le cœur d’une fleur est éphémère il ne dure que le temps d’une saison, ne faudrait il pas profiter de ses senteurs jusqu’au dernier instant de sa vie plutôt que de couper cette fleur ?
Il n’y a pas que mon cœur qui pleure, c’est mon âme entière qui s’effondre. Les pages de mon cœur sont a présent aussi douloureuses que mes pétales et deviennent aussi noirs que mon nom. Une fleur ne peut pas vivre sans cœur, alors elle vivra seule avec son cœur, son cœur juste pour elle, comme avant…
J’ai ouvert ce cœur pour les mots le soulage, pour qu’il s’abreuve des sentiments des autres, qu’il s’en enivre jusqu'à ce que ces émotions viennent adoucir ses blessures. Mais je devrais savoir qu’il ne faut pas ouvrir son cœur aux autres, car même en faisant ce geste ils en voudront toujours plus, encore et encore jusqu'à que votre cœur ne leur suffise plus.
Ce n’est ce soir ni ce cœur, ni cette fleur qui pleure, mais bel et bien Virginie, une jeune fille de 23 ans, peut être trop sensible, peut etre a nouveau insensible. Je ne suis plus une fleur, je ne suis plus que des pétales secs et sans senteurs, une tige fade et sans couleur fanée dans un vase trop petit et sans eau.
Protégez votre cœur comme j’ai souhaité protéger le mien car même les bonnes intentions d’autrui pourrait un jour vous le détruire.
Pardonne moi petit cœur de t’avoir ouvert a tous, pardonne moi.