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blog fleur noire

Tes coups de l'âme

le 24/08/2008 à 17h35
¢
 
Cesse dont ta rhétorique mon bel amour,
Tombe le masque de cet écrin de tissu:
Dragon endormi réclamant mon concours,
Ma connaissance des langues pour dompter l'attribut.

Tête à tête impudique de mon bien et du mâle,
Le voyage s'amorce secoué par quelques a-coups.
Favorite attentive je guette les râles,
Et te laisse en suspens, accroché à mon cou.

Ma prière s'élève, rougie, devant les cieux.
Suspendu à mes lèvres tu frappes aux portes
De ces nuages vampiriques et vaporeux.

Que de coups de l'âme ce combat necessite!
Mais finalement épuisée, la bête est morte....
Non! Elle s'agite encore! Oh oui ressuscite!

Un bien mauvais peintre

le 19/02/2008 à 16h15

Il y a un noir étrange qui brille dans mon regard
qui me voile la lumière..m'asphyxie
me foudroit tel un éclair et me laisse hagard..
qui pourrait m'achever..mais me laisse en vie.

Pourquoi?

Il y a un blanc douloureux au fond de cet oeil,
qui m'aveugle, me fait perdre le controle.
J'entrevois alors cette robe synonyme d'orgueil
que jalouse mes amies mais me sert de geole.

Ou?

Il y a une larme qui perle de cet eternel bleu,
celui où tu aimais te perdre et te noyer...
que tu ne regardes plus..qui devient tenebreux...
Et il y a moi..en sang, à force de pleurer.

Comment?

Il y avait des couleurs dans cette pupille!!!
Délavées, délaissés, elles se sont vues flétrir...
Où vais-je? où suis-je? Quel est ce mal qui me pille?
Purgeant mon âme et mon coeur, me laissant m'aigrir?!

Quand?

Je meurs ce soir sans plus aucune couleur,
peinte dans l'oubli, delayée dans le chaos,
allez! Vas- y! Abrège cette douleur!
Ecartèle mon amour et laisse moi KO!!!

Adieu

(c) Fleur noire

Nöel sanglant

le 20/11/2007 à 20h57
Des baisers de Juda en guise de guirlandes,
Des simulacres qui pendent et étincellent.
« Bon Noël » dit le Diable d’une voix gourmande !
« Posez donc les cadeaux sur ce superbe autel ! »

« Ca sent bon, d’où vient cette douce fragrance ? »
Demande une invitée d’une voix naïve.
« Je vous ai préparé un rôti de souffrances
J’espère que vous aimez » dit-il aux convives !

« Magnifique maison, quelle décoration ! »
Signala avec engouement une grand-mère
Qu’est ce que ca représente ? Un triangle ? Un rond ?
A non, suis-je bête c’est une vierge de fer ! »

« C’est minuit ! Joyeux Noël ! Ouvrons nos cadeaux ! »
Dit un vieux démon à la barbe blanchie.
« Qu’est ce dont ? Un vêtement ? Un bijou ? C’est beau ? »
« magnifique » dit le Malin, « Je vous offre le répit !! »

Il trempe en guise de canard, le cœur de ses hôtes :
Ivre et rassasié, Lucifer prend son café,
Rit de notre bêtise et de nos fautes.
« Humains ignares, c’était votre dernière bonne année ! »

« Quel dommage » dit une victime pas tout à fait morte,
« Nous sommes allé de plein gré à notre ruine ! »
« C’est ca qui est drôle avec les cloportes !
Ca encense toujours la main qui les assassine ! »

« Noël prochain je prévois un festin d’enfer !
Une dinde blonde, des marrons et des glands
J’inviterais le papa, les enfants et la mère :
Je m’en lèche les babines ce sera succulent…. »
(c)Texte déposé

...Harpie...

le 20/11/2007 à 19h09

Les larmes encore une fois prêtes à capituler
Sont prêtes à jaillir d'un œil noircit de chagrin,
Je redoute ces angoisses...qu’elles ne me fassent tomber,
Et que le Diable, enfin, ne réussisse son dessein.

Je ne suis pas victime, pas plus un martyr,
Je suis un souvenir oublié...raturé...
Un vent brûlant que le temps a vu s'aigrir,
Une panthère impétueuse, aux griffes trop acérées.

Toujours ce noir et cette clarté éclatante
Se sont battus en moi pour prendre le pouvoir.
Il n'en résulte qu'une gigantomachie sanglante,
Encensant ma colère blasphématoire.

Dois-je sauver cet esprit qui s'abandonne?
Ou dois-je encore déverser ma hargne?
Dois-je ressusciter ce cœur monotone?
Ou lâcher ces chimères que rien n'épargne?

Écoutez-moi, esprits qui m'avaient fait naitre!
Baisser le regard ou mes foudres tonneront,
Et mon néant pourra enfin se repaitre,
Eradiquant enfin votre eternel affront!

Je m'effondre ce soir dans ce brouillard commun
A mes nuits de rancœur, mes ténèbres incendiés.
M'éveillant cendrée, mon cœur demeure assassin...
Vous m'avez occis...A moi donc de vous noyer...

(c)texte déposé

famille

le 25/06/2006 à 18h40

La famille a ce don de vous apporter des ailes pour reusir et de vous les couper pour vous enterrer avant l'heure

En inspirant la mort...

le 24/01/2006 à 17h13
La fatigue a raison de moi je m’écroule
Dans la faim, dans l’ennui, dans ce brouillard épais
Aspirant le goudron jusqu'à en être saoule
Je suis un spectre se conjuguant à l'imparfait

Ni lune ni étoiles qui égayent mon ciel.
Qu’un nuage de mort qui pénètre mon corps
Un filtre savoureux qui redonne goût au fiel,
Maîtresse capricieuse qui présage la mort.

Ah qu’il est doux de détruire un cadeau piégé
Et de s’effondrer seule dans un coma profond
En gangrenant soi même le peu d’humanité
Qui subsiste en votre cœur et qui se morfond.

Oui ! Encore une flamme, une divine bouffée
Celle qui embrume votre esprit celle qui vous tuera
Celle qui torture dans un plaisir inavoué
Cet être fatigué mais qui toujours combat.

J’inspire à pleins poumons ma propre décadence
Accueille en moi l’excuse qui me fera taire
J’expire le malheur et guette la sentence
Il ne me reste que cette mort que je dois parfaire.
(c)fleur noire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce vieil album photo

le 01/12/2005 à 11h49
Dieu sait que je le hais ce vieil album photo. Il est la, avec ses pages jaunis, a me regarder, a me narguer en me montrant ce que j’aurais pu être a travers ce que j’étais. Et quand par malheur ou par faiblesse je me plonge en ses pages il me fait subir tant de tortures que les pages sont inondées de larmes en seulement quelques instants. Les apparences étaient si belles à cette époque ! Que j’étais mignonne sur cette photo à courir après un papillon ! Que j’étais mimi sur celle-ci la bouche barbouillée de gelée de fraise !...Et plus je tourne les pages et plus mon sourire disparaît des photos, plus la petite fille blondinette devient amère, plus les années passent et plus le rire s’efface des photos. De tellement fausses photos ! Nous sommes toujours souriant sur ces photos mais ce ne sont que des masques pour cacher au monde ces riens qui nous ont détruit, ces riens qui nous pourrissent encore aujourd’hui. Ces riens qui nous ont tué les uns après les autres, tous autant que nous sommes.

Comment tout gâcher, voici le titre de cet album, comment tout gâcher en quelques instants seulement, en quelques mots, en quelques gestes.
Nous avons pris en photos les plus belles horreurs qui existent, les plus profondes angoisses qu’un être puisse sentir en son moi intérieur, les plus grands cauchemars, à croire que nous les collectionnons.
Nous avons été tellement actifs dans notre destruction que nous mériterions une médaille, nous avons tous œuvré à nous éradiquer, tous, tuant ce qui restait de beau dans l’un et dans l’autre, nous ne nous avons rien épargné ! Tout y est passé ! Des plus petits gestes sadiques aux paroles les plus blessantes, aux instants les plus sombres !! Serions nous héritiers d’Attila pour avoir si facilement tout détruit ? Partout ou nous sommes passés nous avons tout salit ! Il ne subsiste rien de bon après notre passage, tout devient feu et cendre sous notre pied ! Nous sommes devenu un nuage de destruction totale, de néant profond, de chaos extraordinaire !

Se détruire l’un l’autre voila notre destin, a nous, liés par le sang faute de l’être par les sentiments. Père, mère, enfants tous derrière nos masques à poursuivre nos chimères nous avons fait un bien beau gâchis ! Un si beau gâchis que l’horreur m’apparaît splendide a présent ! Il fallait un don pour en arriver à notre niveau ! Il fallait du talent pour aller jusqu'à briser l’espérance de chacun et hanter ses nuits !
Nous ne nous voyons que très peu à présent, vivant cachés les uns des autres, ne nous réunissant qu’a des jours sains pour en salir l’essence. Quel beau prétexte que ses journées là ! On se prépare à l’avance, chacun emmenant ses vices dans du papier cadeau ! De la haine servit avec des marrons, du désespoir sous le sapin, des guirlandes de reproches et d’insultes !
Qui aura fait le plus d’erreurs, qui aura été le plus méchant ? On se bat presque pour avoir la palme. Et moi je vous regarde vous déchirer, me déchirer, pendant que j’efface les photos de mon passé.

Merry Christmas…

L'ombre se rapproche...

le 21/11/2005 à 23h53

J’ai le vague à l’âme, le mal de cœur et de mer


Un vertige incessant face a cette étendue


Me prend à la gorge et donne un goût amer


A mes rêves, rescapés de ce que je fus.



 



Pourquoi cette brise glaciale plane t elle sur moi ?


Pourquoi ce spectre suspendu dans le vide ?


Pourquoi mon cœur n’est il  plus en émoi ?


Pourquoi cette envie de rester aride ?



 



Je veux ce nuage que tu m’avais laissé voir


Cette brume si légère et dont je m’enivre


Je veux cet amour que tu as laissé choir


Ce feu ardent travesti en givre.



 



Pourquoi cette gangrène infatigable ?


Pourquoi cette envie de sommeil éternel ?


Pourquoi stagner dans cette transe incurable ?


Pourquoi cet attrait d’une éclipse continuelle ?



 



J’ai entrevue des paysages enchanteurs


Effleurer des cimes que je croyais trop hautes


Mais une Fleur restera toujours une Fleur


Et cette peur il n’y a que la mort qui me l’ôte.



©Fleur noire(texte déposé)

La complainte d'une fleur

le 20/11/2005 à 23h06

La complainte d’une Fleur.



 



  Ouvrir son cœur est un acte difficile qui peut amener beaucoup de problème. C’est dans  ce cœur que vous déposez vos poèmes, c’est dans ce cœur que vous pénétrez chaque jour ou vous franchissez le seuil de ce forum. J’ai mis mon cœur sur Internet, voulant que chaque personne qui le désire y dépose sa marque, y ancre son essence, y laisse un petit peu de lui-même.


Tout le monde peut venir se promener dans ses allées, ses détendre en ses jardins, flâner. Et lorsque quelqu’un abime ce cœur je ne le hais pas, je lui dit que cela est douloureux, qu’il doit en prendre soin. Quand ce quelqu’un s’y refuse je lui ferme ma porte durant quelque temps et si il aime réellement entrer dans ce cœur, il revient me voir et s’il s’engage a ne plus faire souffrir cet organe fragile je lui redonne les clés de ce cœur.


Ce cœur vit une histoire particulière et unique envers chaque personne qui désire s’y réfugier durant quelque temps.



 



Ce cœur se brise en cet instant, il commence a saigner d’avoir trop voulut donner. Trop de liberté/ trop de rigueur, aucun équilibre n’est juste. Que l’on ouvre trop son cœur ou qu’on veuille le refermer pour quelques instants seulement, cela revient au même. Dois je laisser quiconque le désire fait de ce cœur un chaos ? N’est il pas avant tout l’organe qui me fait vivre ? Si quelqu’un déciderait de me planter un couteau dans le cœur, ne l’empêcherais je pas ? Ne me défendrais je pas jusqu'à mon dernier souffle ? Une mère qui défends ses enfants peut aller très loin pour sauver ce qu’il y  a de plus important dans sa vie, pourtant en protégeant mon cœur on me le reproche. Les lois du cœur doivent être autant respectées que les lois de la nature…



 



Mon cœur laisse aujourd’hui non pas une larme, mais une goutte de sang perler. Une goutte que nul pansement ne pourra sécher. Mais ce cœur est ce qui me fait vivre et s’il doit un jour être de nouveau blessé, je fermerais ses portes a tout jamais, gardant mon jardin secret hors de la vue de tous. Ce cœur sera sans doute noircit par une telle solitude mais il survivra, péniblement.



 



Pourquoi détruire un si bel endroit ou mes rêves s’envolaient, pourquoi haïr celle qui vous ouvre ce qu’elle a de plus cher dans ce monde. Bien des fois les mots d’horreur qui s’échappent de ce cœur sont des cris, des cris contant a quel point mes douleurs étaient fortes , a quel point je me battais pour oublier ces multiples cicatrices laissées au fil du temps par des êtres qui m’étaient chers. J’ai pensé qu’en ouvrant mon cœur au monde entier il pourrait oublier ses propres terreurs, mais il en arrive de nouvelles, de plus profondes, de plus douloureuses.



 



Le cœur d’une fleur est éphémère il ne dure que le temps d’une saison, ne faudrait il pas profiter de ses senteurs jusqu’au dernier instant de sa vie plutôt que de couper cette fleur ?



 



Il n’y a pas que mon cœur qui pleure, c’est mon âme entière qui s’effondre. Les pages de mon cœur sont a présent aussi douloureuses que mes pétales et deviennent aussi noirs que mon nom. Une fleur ne peut pas vivre sans cœur, alors elle vivra seule avec son cœur, son cœur juste pour elle, comme avant…



 



J’ai ouvert ce cœur pour les mots le soulage, pour qu’il s’abreuve des sentiments des autres, qu’il s’en enivre jusqu'à ce que ces émotions viennent adoucir ses blessures. Mais je devrais savoir qu’il ne faut pas ouvrir son cœur aux autres, car même en faisant ce geste ils en voudront toujours plus, encore et encore jusqu'à que votre cœur ne leur suffise plus.


Ce n’est ce soir ni ce cœur, ni cette fleur qui pleure, mais bel et bien Virginie, une jeune fille de 23 ans, peut être trop sensible, peut etre a nouveau insensible. Je ne suis plus une fleur, je ne suis plus que des pétales secs et sans senteurs, une tige fade et sans couleur fanée dans un vase trop petit et sans eau.



 



Protégez votre cœur comme j’ai souhaité protéger le mien car même les bonnes intentions d’autrui pourrait un jour vous le détruire.


Pardonne moi petit cœur de t’avoir ouvert a tous, pardonne moi.

mourir d'amour

le 05/11/2005 à 20h19

Prenez un ciseau et tranchez vous le cœur,
Eclaboussez dont le mur de vos sentiments
Tachez le tapis de la vie de cette clameur
Criez, vivez et mourrez lentement.